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Le 1er mars 2010, Xynthia, tempête la plus violente à toucher la France depuis celle de 1999, a atteint le golfe de Gascogne puis la Bretagne avant de poursuivre sa route vers la Manche et de s'éloigner vers la mer du Nord. Le bilan provisoire faisait état de 51 morts et 300 blessés.

Dans les départements touchés, les dommages matériels étaient importants, surtout dans certains secteurs côtiers, les inondations littorales dues à la concomitance des vents et des forts coefficients de marée ont fait des centaines de sinistrés.

S’engouffrant dans le col de Marie Banque le vent s’est accéléré dans le couloir du Benou pour venir frapper de plein fouet les pentes boisées au Sud du plateau de Castet et arracher des centaines d’arbres.

La grisaille de cette journée humide de juin accentue l’ambiance de désolation, ce qui ne décourage pas les enfants d’une calendreta qui s’apprêtent à aller passer une nuit dans la cabane de Couscouilla

Pas question d’emprunter la piste qui permet aux voitures d’atteindre directement le premier plateau en direction du col de Jaout. Bien que déjà dégagée à son début, elle disparaît bientôt sous l’enchevêtrement des hêtres et les sapins, abattus, tordus, vrillés. Peu emprunté, le vieux sentier, au fond du talweg asséché est encore encombré de troncs couchés, mais quelques branches ont été coupées et il est possible de passer en enjambant les fûts allongés ou en se pliant en deux pour passer sous les tunnels de verdure.

Plus haut, la pelouse des estives pénètre en coin dans la forêt en suivant le fond de la vallée. Nous retrouvons la piste sans les encombrements de branchages bien que quelques hêtres centenaires n’aient pas pu résister à la force du vent et aient été déracinés, arrachant dans leur chutes terre et rocs.

Arrivés à la cabane d’Escalac, nous quittons la piste et montons à travers les pelouses en pente raide vers le Sud-Ouest et le col de Lallène encore masqué par les ondulations du terrain et l’extrémité des barres grises de la crête de Coos. Le ciel est bas et le sommet du pic de Moullé de Jaout est coiffé de brumes que le soleil arrive parfois à percer, ravivant quelques plaques de couleur.
Le pic de Maleshores et le col de Jaout

Au col de Lallène, un courant d’air frais nous incite à entreprendre le retour sans attendre. Suivant au plus près une courbe de niveau, nous contournons par leur versant Sud la crête rocheuse qui descend vers le pic de Tousseau, sommet modeste qui borne à l’ouest la longue arête qui culmine au Moullé de Jaout. L’abondance des pluies et une période de chaleurs printanières ont favorisé l’éclosion d’une flore variée où l’or des dernières jonquilles voisine avec les inflorescences des Asphodèles qui ont encore leur couleur de cuir.

Une vague trace de passage d’animaux nous indique une descente possible dans un couloir herbeux. Nous nous y engageons pour retrouver trois cents mètres plus bas la pelouse où nous avalons en vitesse notre repas qu’arrosent quelques gouttes de pluie.

Vers le col de Marie Blanque un rideau gris annonce la pluie pour l’après midi. Nous abandonnons l’idée de faire le tour du Pic de Sésérite et décidons de prendre au plus court pour revenir à nos voitures. Traversant vers la droite, nous rejoignons le Coigt de Jaut et descendons directement jusqu’à la piste que nous avons remontée ce matin.

Une averse brutale nous fait parcourir au galop la dernière centaine de mètres jusqu’aux voitures, mais le soleil reparaît lorsque nous nous installons sur la terrasse d’Hélène et Andrès, à Louvie Juzon, pour arroser l’année nouvelle de Serge…

Vendredi 11 juin 2010.

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