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La journée s’annonce plus belle que ce que pouvaient laisser penser les prévisions météo. Cela se paye d’une petite gelée matinale qui blanchit au fond des vallées l’herbe naissante des prairies. Et voilà le minibus qui refuse de faire fonctionner son chauffage, comme pour se venger du surnom de « bétaillère » dont nous l’avons affublé. Gênés par la buée qui se forme à l’intérieur du pare-brise nous finissons par nous arrêter à la sortie d’Oloron pour jeter un coup d’œil dans le moteur. Mauvaise surprise, le niveau du liquide de refroidissement a considérablement diminué. C’est une chance que nous nous soyons arrêtés et que nous ayons un bidon entamé dans le véhicule. C’est suffisant pour aller sans problème jusqu’à Buzy où nous emplissons le radiateur à la fontaine du village. Nous pouvons alors achever notre voyage dans la chaleur retrouvée.

Contraste lorsque nous sortons sur la zone de stationnement du cirque d’Anéou. Celle-ci est encore à l’ombre et le thermomètre doit marquer bien au-dessous du zéro. Dans la hâte, nous enfilons nos chaussures de marche, chargeons nos sacs et les plus rapides descendent, sans attendre les lambins, jusqu’au bas du cirque où le soleil fait déjà briller la neige encore abondante et les eaux du ruisseau de Lalague qui se glisse entre deux murs blancs.

Après un regroupement dans la chaleur des rayons matinaux nous prenons la direction du refuge de Pombie, avec l’espoir de monter jusqu’au pic de Peyreget. Si atteindre au col du Soum de Pombie est chose facile à la belle saison lorsque les pelouses et le sentier sont bien déneigés, la montées est plus pénible quand la neige a tout nivelé, tout effacé. La pente se redresse progressivement pour devenir franchement raide, peu avoir dépassé la cabane de Sénescau. Un randonneur parti après nous s’en rend rapidement compte. Après nous avoir rattrapé, il se range sagement à la fin de notre file et se satisfait de nos traces.

Arrivés au col, nous devons nous rendre à l’évidence, il est plus de onze heures et chercher à atteindre le Peyreget ne serait guère raisonnable. Par contre la crête bonhomme qui vers la droite, conduit au Soum de Pombie est bien tentante. Elle est bien enneigée, ourlée de belles corniches enroulées. Quant au Soum, il est situé au centre d’un vaste espace dégagé, constitue un magnifique belvédère et doit proposer un panorama de toute beauté en cette journée où le bleu intense du ciel n’est troublé par aucune trace de brume

Notre décision est vite prise, nous reviendrons un autre jour pour grimper au Peyreget. Tandis que le randonneur rencontré continue vers le refuge, nous obliquons vers la droite en direction du Soum de Pombie défendu par un petit mur qui nous oblige à tailler quelques marches dans neige durcie.

Une dizaine de mètres au delà du sommet, la crête se creuse en une cuvette bordée de quelques rochers qui émergent de la couche neigeuse. Nous nous installons là pour manger. Pendant toute la durée de notre repas, un chocard, intéressé par les pelures et les miettes que nous laissons vient chercher pitance en multipliant les vols et virevoltes au-dessus de notre groupe. Parfois il se pose, avance prudemment vers nous puis, saisissant un morceau dans son bec jaune, il plonge vers le cirque d’Anéou, remonte en profitant d’un ascendance et va se poser un peu plus loin pour manger ce qu’il a emporté. Son manège dure encore lorsque notre groupe se sépare. Une partie continue à suivre la crête vers Moustardé pour rejoindre le Caillou de Socques tandis que les chauffeurs accompagnés de Daniel et Renée reviennent aux voitures par le trajet de l’aller.

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