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Le printemps et le vent du Sud remplissent bien leur office. Les neiges de l’hiver sont largement refoulées vers les plus hauts sommets de la vallée d’Ossau et les premiers chatons des saules gonflent leur pâle duvet jaunâtre de part et d’autre de la route étroite qui, de Béost au Pe de la Houn permet d’accéder en haut de la Montagne Verte surplombant le village d’Aas face aux Eaux Bonnes. Au départ de la balade, nous avions l’intention d’atteindre le Soum de Grum, en commençant notre marche au terminus de cette route, mais c’est au village de Béost que nous avons garé les voitures Lorsque nous arrivons sur le plateau de Lespar, il est déjà midi et le Soum de Grum est encore bien loin, plus de 450 mètres plus haut.

Le plateau de Lespar, bordé au Nord par les crêtes d’Andreyt, se creuse un peu en son centre où sourdent de nombreuses sources. Elles étalent leurs eaux en tourbières naissantes que l’on doit contourner pour éviter de s’embourber. Vers le sud le plateau remonte, légèrement avant que la pente ne devienne très raide pour plonger vers la vallée du Laventin entre Les Eaux Bonnes et Gourette. Le beau massif du Ger dresse ses murailles enneigées entre l’épine caractéristique du pic de Coutchet à gauche et le sommet massif et arrondi du Panmassibé dressé au-dessus du cirque de Balourd et de Gourette. Le regard ne va pas au delà vers le Sud, mais arrive, sur la droite, à sauter par dessus le haut du Gourzy avant de s’accrocher à la double pointe du pic de Cezy. Vers l’Ouest, la vue est beaucoup plus ample sur les sommets qui s’échelonnent du massif de Sesques au pic d’Escurets, dernière tour surplombant le piémont.

Les crêtes d’Andreyt forment un éperon descendant du Soum de Grum jusqu’au col d’Andreyt, situé dans une espèce de brèche perchée à l’extrémité d’une large vire montante où l’on devine la trace d’un sentier. C’est dans cette direction que nous dirigeons nos pas afin de voir s’il est possible, le col passé, de rejoindre le col de Louvie pour revenir à notre point de départ en passant par le hameau de Listo.

Une vingtaine de mètres avant d’atteindre le col, la vire se creuse entre deux plissements et nous offre un abri contre le vent qui souffle depuis le  matin, accumulant d’épais nuages au loin sur le versant sud de la chaîne et dégageant un beau ciel bleu au-dessus de nos têtes. Installés sur un confortable tapis de feuilles tassées par les neiges de l’hiver nous prenons notre le pique nique. Le repas expédié, nous ne nous éternisons pas car, malgré le soleil à peine atténué par les troncs dénudés des hêtres, le froid commence à se faire sentir.

Le col franchi, nous nous trouvons dans le haut du vaste cirque d’Andreyt qui, à première vue, semble étaler ses pentes de façon régulière jusqu’au col de Louvie que nous apercevons loin vers le Nord-Est. En réalité nous nous apercevons assez vite, qu’il est creusé de profondes ravines par les arrecs qui se rejoignent pour creuser la gorge profonde du ruisseau de Canceigt au-dessus duquel le pic de Listo dresse ses deux tourelles qui lui donnent un faux air de l’Ossau. La traversée du plateau nous oblige à quelques traversées de ravinements profonds et à quelques vigoureuses remontées avant de rejoindre l’itinéraire classique du col de Louvie au niveau de la cabane rénovée de Bipigouse.

Le retour à Béost par le hameau de Listo et le village de Louvie Soubiron s’avère d’une longueur éprouvante bien que ne présentant aucune difficulté car il se fait en suivant la large piste qui passe au pied du pic de Listo et rejoint la route étroite de Louvie. Pour retrouver les véhicules, il est nécessaire de descendre jusqu’au pont de Béost et de remonter sur près d’un kilomètre jusqu’au village où nous arrivons, neuf heures après l’avoir quitté ce matin.

Vendredi 26 Mars 2010.
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